Epsens épargne salariale : on parle de quoi, exactement

Epsens épargne salariale : on parle de quoi, exactement

Tu tapes “Epsens épargne salariale”, et tu te retrouves avec des sigles qui se battent en duel : PEI, PERECO, PERCO, PERCOL, PASS… Respire. L’idée est beaucoup plus simple que le jargon.

Epsens, depuis 2025, s’appelle Malakoff Humanis Épargne. Donc si tu vois “Epsens” dans un document et “Malakoff Humanis Épargne” dans un autre, pas de panique : c’est la même famille, juste une étiquette qui a changé.

Le principe : aider les petites entreprises et les indépendants employeurs à mettre en place un dispositif d’épargne salariale et de retraite collective. En clair, transformer une partie de la rémunération en épargne, avec des avantages sociaux et fiscaux, et un outil RH qui fait plaisir aux équipes.

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Pourquoi une TPE/PME ferait ça ?

Parce qu’une prime classique, c’est un peu comme verser un seau d’eau dans le sable : ça coûte cher, ça disparaît vite, et personne ne s’en souvient trois mois après.

L’épargne salariale, elle, coche plusieurs cases :

  • Recrutement : “on a un dispositif d’épargne avec abondement” sonne mieux que “on a une machine à café”
  • Fidélisation : c’est pensé pour durer
  • Partage de la valeur : tu peux lier une partie à la performance
  • Optimisation : souvent plus malin qu’une prime brute, selon les règles et la taille de l’entreprise

Le duo star : PEI + PER collectif

Dans les données, on retrouve une offre typée TPE-PME autour de deux briques.

Le PEI d’abord. C’est la partie “projets de vie”. Horizon moyen terme, souvent 5 ans. Tu veux aider les gens à se constituer une enveloppe pour une résidence principale, des travaux, un projet perso : c’est là.

Le PER collectif interentreprises ensuite, souvent appelé PERECOI (ex-PERCOI). Là, on parle retraite. Long terme, logique de sortie à la retraite en capital, en rente, ou un mix selon les compartiments. C’est l’enveloppe “je prépare demain pendant que je gère aujourd’hui”.

Interentreprises : la version “pratique” pour petites structures

Le format interentreprises, c’est un peu le covoiturage administratif : plusieurs entreprises dans le même cadre, donc des coûts et des process souvent plus simples.

Et détail qui compte : ce type de dispositif peut être mis en place dès le premier salarié, en plus du dirigeant. Autrement dit, même une petite structure peut jouer dans la cour des “avantages salariés”, sans y laisser sa santé mentale.

Qui peut en profiter

En général, tu as :

  • Les salariés, parfois avec une condition d’ancienneté (max 3 mois)
  • Le dirigeant d’une entreprise de moins de 250 salariés (même non salarié)
  • Et, si les cases sont cochées, le conjoint collaborateur ou associé

Donc ce n’est pas “juste pour les grandes boîtes”. C’est justement pensé pour les petites.

Comment l’argent arrive sur le plan Epsens ?

Trois robinets principaux.

Premier robinet : intéressement et participation. Tu verses une prime liée à la perf, et la personne peut la placer sur son plan plutôt que de la prendre en cash.

Deuxième robinet : versements volontaires. Le salarié met une partie de sa rémunération sur le plan, dans les limites prévues.

Troisième robinet : l’abondement. Et là, on rentre dans la zone “effet waouh”.

L’abondement : l’astuce qui fait dire “OK je signe”

L’abondement, c’est quand l’entreprise complète l’effort du salarié. Et ça, psychologiquement, ça marche fort : “je mets 100, tu ajoutes 100 (ou 200, ou 300)”.

Petit rappel : ça reste collectif. Tu ne peux pas faire un abondement “pour Paul parce qu’il est sympa”. Il faut des règles équitables (ancienneté, catégorie, etc.). Et c’est l’entreprise qui décide : taux, plafonds, types de versements concernés. Le taux peut monter jusqu’à 300 % du versement du salarié, dans la limite des plafonds.

Bonus : le dispositif peut être suspendu si l’entreprise traverse une période compliquée, puis remis en route plus tard.

Plafonds 2025 Epsens: les chiffres qui reviennent tout le temps

Les plafonds bougent avec le PASS. D’après les données, le PASS 2025 est à 47 100 €. Et on te donne les repères suivants :

  • PEE/PEI : 8 % du PASS, soit 3 768 € d’abondement max en 2025
  • PERECO : 16 % du PASS, soit 7 536 € d’abondement max en 2025

Et si tu proposes PEI plus PERECO, tu peux cumuler les plafonds. En pratique, ça veut dire que tu peux créer une politique d’abondement vraiment attractive, sans forcément mettre “tout sur une seule enveloppe”.

Exemple concret : faire simple, faire lisible

Imagine une TPE qui veut motiver sans se compliquer la vie.

Option efficace :

  • Un abondement clair sur PEI pour encourager les versements réguliers (projets à 5 ans)
  • Un abondement complémentaire sur PERECOI pour pousser un effort retraite

Le piège, c’est de faire une règle trop “ingénierie financière” : si personne ne comprend, personne n’utilise. Et un dispositif non utilisé, c’est juste un beau PDF.

Intéressement et participation : le carburant qui alimente le système

L’intéressement, c’est la prime “on gagne ensemble si on atteint nos objectifs”. C’est flexible : tu choisis les indicateurs, qualitatifs ou quantitatifs, et tu construis une formule cohérente.

La participation, c’est la redistribution d’une partie des bénéfices, avec des règles plus cadrées. Dans certains cas, c’est obligatoire au-delà de seuils, mais beaucoup de petites structures l’utilisent de façon volontaire.

Dans les deux cas, la question qui change tout pour le salarié : “je prends maintenant, ou je place sur le plan ?” Parce que placer peut améliorer le résultat net, surtout si l’entreprise met de l’abondement par-dessus.

Investissements : du prudent au dynamique, avec une touche responsable

Les supports cités couvrent plusieurs styles : monétaire, obligataire, actions, diversifiés, thématiques (obligations vertes, bas carbone, économie sociale, actions PME-ETI, actifs privés). En gros, ce n’est pas un seul tiroir. Tu peux moduler selon ton horizon et ton appétit au risque.

Et côté gestion :

  • PEI en gestion libre : tu choisis tes supports
  • PER collectif en gestion pilotée : ça s’ajuste selon l’âge et l’horizon retraite, avec une sécurisation progressive

Même message que pour l’abondement : c’est la durée qui donne du sens. Monétaire à court terme, actions sur plus long terme, pilotage pour lisser l’approche retraite.

Mise en place : la version “plan d’action”

Étape 1 : tu choisis le bon duo (PEI, PER collectif, ou les deux).
Étape 2 : tu définis l’abondement (simple, lisible) et les flux (intéressement, participation, versements).
Étape 3 : tu cadres juridiquement selon ta configuration (accord, ratification 2/3, décision unilatérale selon les cas), puis tu communiques.

Et la vraie étape 4, non écrite : tu fais une mini pédagogie. Une page, un exemple chiffré, une FAQ. Parce que sinon, le dispositif reste une option “dans un coin”, et tu perds l’essentiel : l’usage.

Epsens épargne salariale, devenu Malakoff Humanis Épargne, c’est une manière de proposer aux TPE-PME un dispositif qui ressemble à un avantage “de grande entreprise”, mais avec une logique de mise en place plus simple. Le duo PEI + PER collectif est particulièrement intéressant, et l’abondement est l’arme secrète qui transforme une bonne idée en truc vraiment utilisé.

Si tu veux résumer en une phrase : fais simple, rends-le compréhensible, et donne aux gens une bonne raison d’épargner. L’abondement fait le reste.

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