Le poinçon du plaqué or français prend généralement la forme d’un carré. Il renferme les initiales du fabricant et un symbole permettant de l’identifier. Contrairement au poinçon de l’or massif, il ne garantit pas que le bijou est entièrement constitué d’or : il désigne un ouvrage en métal commun recouvert d’une couche d’or.
La forme carrée reste donc le premier indice à rechercher, mais elle doit être interprétée avec les inscriptions, l’origine et l’état du bijou.
À quoi ressemble le poinçon du plaqué or ?
En France, le poinçon spécial des ouvrages plaqués fabriqués dans l’Union européenne possède la forme d’un carré parfait. Pour les articles provenant d’un pays extérieur à l’Union européenne, l’un des côtés du carré est remplacé par un arc de cercle.
Ce poinçon peut contenir :
- les initiales du fabricant ;
- son symbole distinctif ;
- la lettre « G », parfois utilisée pour la dorure galvanique ;
- une indication d’épaisseur comme « 3M », « 5M » ou « 10 microns » ;
- une marque ancienne telle que FIX, Murat ou Oria.
Attention : le carré est également employé pour d’autres ouvrages recouverts d’un métal précieux. Il faut donc examiner tout le marquage, et pas uniquement son contour.
Tableau des principaux symboles et inscriptions
| Symbole ou inscription | Signification probable |
|---|---|
| Poinçon carré | Ouvrage plaqué, doublé, doré ou recouvert d’un métal précieux |
| Carré avec un côté arrondi | Ouvrage plaqué provenant d’un pays hors Union européenne |
| GP | Gold Plated, c’est-à-dire plaqué or |
| GEP | Gold Electroplated, placage réalisé par électrolyse |
| HGE ou HGP | Heavy Gold Electroplate ou Heavy Gold Plate |
| RGP | Rolled Gold Plate, couche d’or laminée |
| GF | Gold Filled, couche d’or liée mécaniquement à un métal de base |
| 18KGP | Placage réalisé avec de l’or 18 carats, et non bijou en or massif |
| 1/20 14K GF | Un vingtième du poids métallique correspond à un alliage d’or 14 carats |
| FIX, Murat, Oria | Marques françaises historiques de bijoux doublés ou plaqués or |
Les abréviations anglaises se rencontrent principalement sur les bijoux importés ou vintage. Elles ne correspondent pas nécessairement aux catégories juridiques françaises.
Quelle épaisseur faut-il pour parler de plaqué or ?
La couleur dorée ne suffit pas à faire d’un bijou un véritable « plaqué or ». Pour être commercialisé sous cette appellation en France, il doit être recouvert d’un métal précieux titrant au moins 500 millièmes et porter le poinçon spécial du fabricant.
L’épaisseur minimale est fixée à :
- 3 microns pour les bijoux ;
- 5 microns pour les articles d’horlogerie.
Un micron représente un millième de millimètre : une couche de 3 microns mesure donc seulement 0,003 mm. Lorsque la couche est inférieure à ce seuil, l’objet doit être présenté comme doré et non comme plaqué or. Ces critères sont confirmés par la DGCCRF et par la réglementation française.
Une couche de 5 ou 10 microns résiste généralement mieux aux frottements qu’un placage de 3 microns. La durée réelle dépend toutefois du bijou, de la transpiration, des cosmétiques et de la fréquence d’utilisation.

Comment différencier le plaqué or de l’or massif ?
L’or massif français possède des poinçons de garantie figuratifs correspondant à son titre :
- tête d’aigle pour l’or 750 millièmes, soit 18 carats ;
- coquille Saint-Jacques pour l’or 585 millièmes, soit 14 carats ;
- trèfle à trois feuilles pour l’or 375 millièmes, soit 9 carats.
Le document officiel de la Douane française réunit les différents poinçons de garantie. Un ouvrage en métal précieux français peut également présenter un poinçon de maître en losange, tandis que celui d’un importateur prend généralement une forme ovale.
Les chiffres 750, 585 ou 375 indiquent théoriquement la proportion d’or dans l’alliage. Cependant, une simple gravure numérique ne constitue pas toujours une preuve suffisante : elle peut être étrangère, ajoutée ou contrefaite.
Où chercher le poinçon sur un bijou ?
Utilisez une loupe grossissant au moins dix fois et examinez les parties peu visibles :
- l’intérieur d’une bague ;
- le mousqueton ou l’anneau d’un collier ;
- le revers d’un pendentif ;
- la tige d’une boucle d’oreille ;
- l’intérieur d’un bracelet ;
- le fond ou l’entre-corne d’une montre.
Sur une chaîne, contrôlez aussi séparément le pendentif : les deux éléments peuvent ne pas être fabriqués dans le même métal.
Peut-on vérifier soi-même si un bijou est plaqué ?
Commencez par observer les zones de frottement. L’apparition d’une couleur cuivrée, argentée ou grisâtre sous la surface dorée révèle généralement le métal de base.
Le test de l’aimant est seulement indicatif. L’or n’est pas magnétique, mais le cuivre et le laiton utilisés sous certains placages ne le sont pas davantage. Un bijou qui n’est pas attiré par un aimant n’est donc pas forcément en or massif.
Évitez les tests au vinaigre, à la céramique ou les rayures sur un bijou ancien. Un professionnel peut employer une pierre de touche avec des acides adaptés ou un spectromètre XRF. Cette dernière méthode analyse la composition de surface en quelques secondes sans endommager l’objet, mais son interprétation doit tenir compte de la présence éventuelle d’un placage épais.
Plaqué or et vermeil : quelle différence ?
Le vermeil possède une base en argent à un titre légal, recouverte d’au moins 5 microns d’or titrant 750 millièmes ou davantage. Il peut donc porter un poinçon d’argent, par exemple « 925 », accompagné du marquage relatif au revêtement.
Le plaqué or classique utilise généralement une base en laiton, en cuivre ou dans un autre métal commun. Sa valeur de revente liée au poids d’or demeure souvent faible, contrairement à celle de l’or massif. Une pièce ancienne signée FIX, Murat ou Oria peut néanmoins conserver une valeur de collection.
Questions fréquentes sur le poinçon plaqué or
Un bijou plaqué or peut-il ne plus avoir de poinçon ?
Oui. Une empreinte très petite peut devenir illisible sous l’effet de l’usure, d’un polissage ou d’une réparation. Certains bijoux étrangers ou anciens présentent également des systèmes de marquage différents.
Un poinçon garantit-il l’authenticité d’un bijou acheté en ligne ?
Il constitue un indice important, mais une photographie floue ou une gravure isolée ne suffit pas. Demandez une photo macro du poinçon, la composition du support, le titre de l’or et l’épaisseur du placage.
Un bijou FIX ou Murat a-t-il de la valeur ?
Sa valeur dépend surtout de son ancienneté, de son état, de sa rareté et de son intérêt esthétique. Ces marques peuvent être recherchées, mais elles ne transforment pas le bijou en or massif.
Avez-vous identifié un poinçon carré, FIX, Murat ou une inscription mystérieuse sur votre bijou ? Décrivez-le en commentaire, partagez cet article et donnez votre avis sur votre découverte.

Pingback: Succession bloquée : que faire si les héritiers refusent de s’entendre ?