Linklaters

Linklaters LLP est un cabinet d’avocats multinational dont le siège social est à Londres. Fondé en 1838, il est membre du Cercle Magique des cabinets d’avocats britanniques d’élite. Il emploie actuellement plus de 2 800 avocats dans 30 bureaux répartis dans 20 pays.

Au cours de l’exercice 2018/19, Linklaters a réalisé un chiffre d’affaires de 1,63 milliard de livres sterling (2,2 milliards de dollars) et des bénéfices par associé de 1,7 million de livres sterling (2,2 millions de dollars). Au Royaume-Uni, le cabinet se classe au premier rang dans de nombreux domaines de pratique, notamment les fusions et acquisitions, les marchés des capitaux, les litiges, la banque et la finance, la restructuration et l’insolvabilité, l’antitrust et la fiscalité. En 2017, Linklaters s’est classé troisième, à égalité avec Eversheds Sutherland, pour les clients du FTSE 100. Pour les opérations directes des investisseurs institutionnels au premier semestre 2016, Linklaters est ex aequo à la première place. Dans le Global Elite Brand Index 2012, Linklaters a été nommé troisième marque mondiale de cabinets d’avocats.

Historique de la société

Linklaters a été fondé à Londres en 1838 lorsque John Linklater a conclu un partenariat avec Julius Dods. Le cabinet, initialement connu sous le nom de Dods & Linklater, a développé une pratique en droit des sociétés, notamment en conseillant la création du Metropolitan Water Board. Le 4 mai 1920, le cabinet, alors connu sous le nom de Linklater & Co, a fusionné avec un autre cabinet londonien de renom, Paines Plythe & Huxtable, qui avait été fondé par un descendant de Thomas Paine.

Pendant la plus grande partie du vingtième siècle, Linklaters & Paines était principalement un cabinet d’avocats d’affaires national, avec seulement un petit nombre de bureaux à l’étranger. Toutefois, en 1998, Linklaters & Alliance a été créé en partenariat avec de nombreux cabinets d’avocats de premier plan en Europe, notamment De Brauw Blackstone Westbroek à Amsterdam, De Bandt van Hecke Lagae à Bruxelles, Loesch & Wolter au Luxembourg, Lagerlöf & Leman à Stockholm et Oppenhoff & Rädler en Allemagne. Au cours des cinq années suivantes, Linklaters & Paines a fusionné avec les quatre derniers de ces cabinets de l’Alliance, ainsi qu’avec plusieurs autres cabinets européens, en Belgique, au Luxembourg, en Suède, en Allemagne, en République tchèque et en Pologne. Le cabinet a ouvert de nouveaux bureaux à Amsterdam, Bangkok, Pékin, Budapest, Bucarest, Bratislava, Lisbonne, Madrid, Milan, Rome, São Paulo et Shanghai. En 1999, dans le cadre de cette expansion mondiale, le cabinet a abrégé son nom en Linklaters.

Le 1er avril 2005, après la promulgation par le Japon de lois permettant à certains cabinets d’avocats internationaux d’ouvrir des bureaux dans le pays, Linklaters a créé le premier cabinet d’avocats japonais entièrement fusionné pratiquant le droit japonais, anglais et américain. En 2007, Linklaters a transformé ses bureaux de Bratislava, Bucarest, Budapest et Prague en un cabinet distinct, Kinstellar (un anagramme de Linklaters). Au lendemain de la crise du crédit en 2008, Linklaters a supprimé 270 emplois à Londres, soit environ 120 avocats et 150 autres personnes. Cette mesure s’inscrivait dans le cadre du plan de Simon Davies, associé directeur, visant à devenir une organisation plus petite et plus rentable.

Le 1er mai 2012, Linklaters a conclu une alliance avec le cabinet d’avocats australien de premier plan Allens. Allens et Linklaters exploitent deux coentreprises en Asie : l’une se concentre sur l’énergie, les ressources et les services d’infrastructure, l’autre sur l’Indonésie en collaboration avec le cabinet national Widyawan & Partners. Le 1er février 2013, le cabinet a conclu une alliance avec le cabinet d’avocats sud-africain de premier plan Webber Wentzel. Linklaters a également conclu un accord de meilleur ami avec Talwar Thakore & Associates, un cabinet d’avocats indien de premier plan.

Le cabinet parisien de Linklaters, qui compte 30 associés, a perdu en novembre 2017 plusieurs associés, dont David Swinburne, au profit du cabinet Jones Day. Plus tôt cette année-là, le bureau de Paris a également perdu Kiril Bougartchev et Emmanuel Moyne, qui se sont séparés pour former leur propre cabinet. Le cabinet a ensuite engagé Tom Alabaster de Latham & Watkins en octobre 2017. Puis il a engagé une équipe de Mayer Brown en octobre 2017.